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Flea

Flea, de son vrai nom Michael Peter Balzary est né le 16 octobre 1962 à Melbourne, capitale de l’état de Victoria, en Australie. Il a une sœur aînée, prénommée Karen.

Alors qu’il n’a que quatre ans, ses parents divorcent et sa mère se remarie en 1967 avec un musicien new-yorkais de jazz, Urban Walter Jr, ‘alcoolique, junkie et très violent’ selon les dires de Flea aujourd’hui. Ce Jazzman initiera Flea à la musique et on peut dire en somme que s’il n’avait pas été là, peut-être que le membre le plus controversé et le plus marrant des RHCP n’en serait pas là où il en est aujourd’hui. En effet, dès lors la musique va prendre une place de la première importance dans la vie du jeune Michael.

La même année que son mère rencontre le jazzman, il déménage avec ses parents et sa sœur à New York. Selon Flea, la première chose de la Grande Pomme dont il se souvient est la cabine du bateau en provenance de Melbourne qu’il s’est pris sur la figure, lorsqu’il voulait admirer la Statue de la Liberté. C’est à partir de ce moment-là que Michael, sous l’influence de son beau-père, s’initie au Jazz et à la Soul Music. En effet, à NYC, la petite famille Balzary emménage dans une grande maison et au fur et à mesure des jours, de nombreux musiciens amis de Walter sont invités pour des jams sessions. C’est ainsi qu’en assistant à ces concerts improvisés des grands noms du Jazz chez lui, Michael décide de faire lui aussi de la musique. Le premier instrument qu’il choisit est la batterie, mais Walter le convainc d’essayer la trompette en 1972 (il a alors 10 ans) et il se trouve que le jeune garçon se révèle très doué pour l’instrument. Il sera d’ailleurs reconnu quelques années après comme un des meilleurs jeunes trompettistes de LA. Dès lors, le jeune Michael commence à écouter les maîtres du Jazz : Miles Davis, Charlie Mingus, Ornette Coleman, Dizzy Gilepsie, Louis Armstrong, Theolonious Monk, etc.. Mais aujourd’hui, Flea garde un souvenir de cette période entaché par des bêtises qu’il a pu faire à cette époque, à 9-10 ans : petits cambriolages pour gangs du Bronx, vols de pièces de voitures, deal de drogues… Mais un des moments les plus inoubliables de cette période demeure sa rencontre en 1973 avec son idole Dizzy Gilepsie en backstage après un concert, et ceci grâce à sa mère : pendant un quart d’heure, le jeune trompettiste put témoigner de son amour pour le jazz, la musique et pour le personnage lui-même qui fut d’ailleurs très touché. Ils trouvèrent même le temps d’échanger quelques notes à la trompette par la suite. Mais en raison des tournées de Walter à travers les USA, la famille Balzary déménage à Los Angeles en 1973. Michael, âgé de 11 ans est inscrit à la Bancroft Junior School et il se souvient : «Je suis arrivé d'Australie en 1972 et depuis lors Los Angeles s'est convertie en une cochonnerie, dans tous les sens du terme.»

Rapidement, il devient la tête de turcs de ses camarades, en raison de son étrange accent mi-australien, mi- new-yorkais, de ses goûts musicaux, jugés démodés car les jeunes de l’époque préféraient la disco ou le rock, ce que Michael n’aimait pas car il considérait ces genres comme « une musique d’idiots », au Jazz et à la Soul Music. De plus, il attire la jalousie de ses camarades de classe, car il devient rapidement grâce à de nombreuses heures de travail consacrées à la trompette quotidiennement l’élève préféré de ses professeurs de musique. Ces derniers le considèrent même comme le meilleur trompettiste qu’il aient eu depuis que Harv Helbert est fréquenté l’établissement il y a quelques années. Il parvient même à devenir première trompette du Los Angeles Junior Philarmonic, un orchestre composé de jeunes musiciens talentueux ainsi que le LACC Jazz Band.

Pour les raisons citées au-dessus, Michael n’aime pas l’école et préfère sécher les cours pour rejoindre son beau-père et aller jouer avec des musiciens plus âgés que lui.

Encore une fois, c’est par l’intervention d’une personne de l’extérieure que nous pouvons connaître Flea tel qu’il est aujourd’hui. Cette personne est nommée Anthony Kiedis.
La légende veut que les deux futurs compères se soient retrouvés dans la même classe au lycée Fairfax High School. Michael se rapproche petit à petit d’Anthony mais ce dernier le menace et s’écarte. Il a fallu que Anthony vienne en aide à un type à qui Michael était en train de faire un « shampoing » près des casiers pour que les deux jeunes garçons se reparlent à nouveau. Dès lors, ils se promettent d’être toujours ensemble et d’être « plus que des amis » pour la vie. Flea raconte : « c’était un déconneur et j’étais un déconneur. Donc nous avons décidé de déconner ensemble ». Il convient d’ajouter qu’une des choses qui les rapproche est le fait que leurs parents aient divorcé alors qu’ils étaient jeunes. Mais en réalité, c’est plutôt Anthony qui pousse petit à petit le timide et solitaire Michael à déconner : il lui conseille en premier lieu d’abandonner sa tignasse pour se raser la tête, d’affirmer haut et fort ce qu’il pense et de faire l’idiot quand ils le désirent. De là serait née une double explication du surnom Flea (la puce) : ou bien Michael avait des poux et c’est pour ca qu’il se rasait, (hypothèse fortement discutable…) ou alors il n’arrêtait pas de sauter dans les couloirs du lycée et sur scène (cette hypothèse est certainement bien plus probable que la première ! ). Bref, Flea se débarrasse progressivement de son caractère timide et introverti pour adopter une chose qu’il utilise encore de nos jours : l’audace des timides, qui va lui permettre de passer à l’introversion à l’extraversion totale.


Dès lors, les deux amis partagent des expériences très fortes : courses poursuites en voitures, sauts dans des piscines à partir de toits de buildings ou d’hôtels, campements dans les collines d’Hollywood ou dans les montagnes… Il semblerait d’ailleurs fortement que la chanson Deep Kick fasse référence à ces folles années d’adolescence insouciante du futur.
Flea et Anthony avaient un ami en commun : Hillel Slovak, guitariste. Ce dernier participe de plus belle à leurs délires dignes de Beavis and Butt-Head et c’est lui qui initie les deux autres aux drogues douces : le trio se ressoude encore plus. Flea, qui adorait toujours le jazz, écoute à 14 ans sur le conseil de Hillel un disque de Jimi Hendrix. Flea est éberlué, il n’en revient pas et c’est une révélation pour lui : rapidement, ses préjugés sur le rock disparaissent et il se met à écouter des groupes tels que Led Zeppelin, AC/DC, Rush… C’est lors d’un « Show Ant Tell » que Anthony et Flea découvrent le funk : un élève noir avait ramené un disque des P-Funk et l’avait fait écouter à la classe. Flea se souvient « après la fin du disque , nous nous sommes regardés d’un coup Anthony et moi, et nous nous somme dit ‘putain, il nous faut ce disque !’ le soir même, nous l’écoutions dans notre chambre ». Les deux compères passent des heures entières à écouter et à décortiquer des morceaux de l’époque : Funkadelic, Parliament, George Clinton, The Meters , P-Funk, James Brown. Vers l’âge de 15 ans, Flea est tellement emballé par cette nouvelle découverte musicale que l’idée d’appendre un autre instrument émerge dans son esprit. Hillel l’amène chez lui, et dans sa chambre se trouve une basse. Flea, intrigué par cette « grosse guitare à qui il manquait deux cordes » comme il le dit, prend l’instrument et commence à jouer, avec Hillel à ses cotés lui donnant des conseils techniques. Après trois jours d’études et d’exercices intensifs , il atteint un niveau plus que correct. Dès lors, il en jouera tous les jours de sa vie.

 

Affirmant n’avoir pris qu’un seul vrai cours de basse dans sa vie, et par un professeur qui voulait lui apprendre Take It Easy des Eagles auquel il lui a répondu « Fuck this, no way ! », Flea est autodidacte et se révèle extrêmement doué pour l’instrument, notamment grâce à son bagage musical et à sa technique des doigts, héritage de longues années de trompette.

A ce duo qui se révélera par la suite comme une efficace formation guitare basse, vient se greffer Jack Irons, batteur et ami de Hillel. Les trois compères passent des journées entières à jammer, à échanger et à écouter des disques. Flea, grâce à sa passion pour la musique se forge une forte personnalité et il avouera quelques années après que la seule raison pour laquelle il faisait partie d’un groupe était ‘parce que c’est plus facile de connaître les filles’. Alors qu’Anthony fonde un club de poésie nommé Los Faces, dont Flea et Hillel sont des habitués, ces deux derniers fondent un groupe Anthym, avec Alain Johannes et Jack derrière les fûts en 1979. Anthony passe de nombreuses heures avec le groupe qui commence à tourner dans les clubs de LA et qui se fait souvent introduire grâce aux écrits de leur ami. En Juillet 1980, les quatre amis obtiennent leurs diplômes de Fairfax. Peu de temps après, à la mi-80, Anthym devient de plus en plus célèbre dans les clubs et Flea assiste en compagnie d’Anthony à un concert des Black Flag au Starwood : le bassiste commence à intégrer des éléments punk dans les compositions de son groupe et c’est là que le style caractéristique de Flea apparaît : « C’était juste des éléments de tout ce que j’adorais. C’était ce que j’aimais, ce que j’écoutais, ce que je pouvais jouer. Ca n’a jamais été décidé. Quand j’ai pris ma basse et commence à faire mon chemin tout seul, c’était le genre de trucs que je jouais. J’aimais jouer funk, mais mon cœur lui était agressif par nature. J’aimais ce sentiment de sortir tout le truc de la basse, mais de le faire d’une manière funky».

C’est à ce moment qu’intervient une autre anecdote dans l’histoire des RHCP : la chanson Out in LA. Selon les propos de Flea, après une soirée de fête (et donc d’alcool et de drogues), ce dernier et Anthony écoutèrent des disques de Defunkt en boucle et ils décidèrent de faire une surprise à Hillel en lui composant une chanson avant qu’il ne se réveille. Flea trouva une ligne de basse funky et Anthony y superposa des paroles qu’il avait commencé à écrire et qu’il compléta avec le bassiste : Out in LA est née. Ce titre sera dès lors joué à chaque concert pendant de nombreuses années et il permettra au groupe de se faire connaître. A cette époque, Flea écoute aussi de plus en plus de punk : les Sex Pistols, Black Flag, The Clash, Fugazi, Joy Division, etc.

Mais le bassiste abandonne durant l’été 1981 Anhtym (rebaptisé What is This ? depuis) pour intégrer et tourner avec Fear, un groupe très punk de LA. On peut noter que vingt ans après, lors du Warped Vans Tour summer 2001, Flea participera à un concert avec Fear (cf photos). Continuant toujours de jouer avec ses amis de lycée, il refuse une proposition de Fear qui le voulait comme membre permanent et qui voulait aussi le faire jouer au médiator, dans le but d’avoir un jeu beaucoup moins étouffé ce que Flea n’acceptait pas. A noter aussi l’audition qu’il passe avec succès en 1983 pour faire partie du groupe PIL de John Lydon, mais qu’il refuse aussi.

Notre puce rejoint donc What is This ? qui se produit dans des clubs de plus en plus souvent.
 
A partir de ce moment, l’histoire de Flea se coïncide avec celle des Red Hot Chili Peppers, puisque Anthony et lui demeurent les seuls membres originaux du groupe après tant d’années.

A cette époque, la petite formation de notre bassiste ne compte que trois chansons à son répertoire : deux compositions (Out in LA et Get Up And Jump) et une reprise de Jimi Hendrix, Fire. Le groupe tourne de plus en plus dans les petits clubs et les lycées de LA et gagne donc en popularité, apparaissant comme un excellent groupe de scène. Une prestation très remarquée au Rythm Lounge Club sous le nom de ‘Tony Flow & The Miraculous and Majestic Masters of Mayhem’ augmentera encore leur prestige, car ils recoivent une offre de jouer comme première partie pour un mini-festival de Run DMC. Mais c’est au Kit Kat Club, pendant l’été 1983 que le groupe fera très fort : rebaptisé The Red Hot Chili Peppers, selon les visions D’Anthony en train de ‘tripper’ sur le buisson ardent (ou plus normalement sur un jeu de mots à propos du nom de groupe de country Chili Wig And The Red Hot Peppers), ils remontent sur scène pour interpréter Fire en rappel nus comme des vers avec comme simple uniforme une chaussette sur les bijoux de famille, dans le but d’attirer l’attention des spectateurs qui semblaient plutôt intéressés par les danseuses en bikini omniprésentes pendant le concert. Flea, qui habitait alors dans le même appartement dévasté d’Anthony et Hillel, reçoit un coup de téléphone de la maison de disques EMI America. Tout heureux, il annonce la nouvelle à ses amis, mais Hillel, à la grande déception d’Anthony, préfère s’investir avec Jack dans What is This?, qui a d’ailleurs reçu une proposition de contrats de MCA: pour lui, les RHCP était juste un délire ente potes.

1984, Flea et Anthony recrutent deux nouveaux musiciens : Cliff Martinez, sur les conseils du bassiste et Jack Sherman. EMI leur propose de travailler avec Andy Gill derrière la console et bien sûr, notre puce est très heureuse d’avoir cet expert du funk comme producteur. Le disque sort le 16 Août 1984 et là c’est le fiasco total : diversité culturel et terrible manque d’énergie sur le vynil. Anecdote amusante, Flea et Anthony étaient tellement mécontents du piètre succès de leur premier abum qu’il expédièrent le vynil à leur producteur dans une boite à pizza après avoir s’être purgés l’intestin dessus ! Sacrés peppers !

Janvier 1985, Sherman est mis à la porte par Flea, et Hillel ne peut résister à rejoindre ses copains, surtout car WIT avait pris une mauvaise direction selon lui. Bref, Flea arrête définitivement les drogues, au contraire de ses deux amis, qui s’y enfoncent de plus belle. Il insiste pour obtenir George Clinton, LE maître du funk, à la production, et c’est ainsi qu’en mars 1985, le groupe part pour Detroit dans le United Sound Studios de Clinton. Flea est très apprécié de George, qui voit en lui un formidable musicien doté de qualités de rythmes et de mélodies exceptionnelles. D’ailleurs, pendant l’enregistrement, le bassiste reçoit des conseils personnels du maître dans le casque en même temps qu’il joue. Le disque, Freaky Styley, sort le 30 Aout 1985 et reçoit une critique plutôt favorable, mais les ventes ne décollent pas : 75000 exemplaires écoulés pour les deux premiers opus. Le groupe tourne alors sans relâche pour se promouvoir et ose même une participation à un festival en Allemagne et Angleterre. La même année, Flea se marrie avec Loesha Zeviar, son grand amour de Fairfax. Il tatoue même le nom de sa dulcinée au dessus de son téton gauche.
 
En avril 1986, Martinez quitte le tabouret du batteur et c’est Jack Irons qui y revient, pour retrouver ses amis. La bande de potes est de retour et elle se rend en Europe pour une tournée, ce qui est la première tournée du groupe hors des USA. Flea encourage Anthony et Hillel à arrêter les drogues car étant lui même une loque humaine, il n’a pas envie de voir finir ses plus proches amis ainsi. Sa forte personnalité contribue à faire diminuer la consommation de drogues d’Anthony et il va même jusqu’à affirmer publiquement à la presse que ce dernier entame une cure de désintoxiation et ceci constitue le premier maniment de la presse par Flea, qui deviendra par la suite un expert dans ce domaine. Eté 1986, il enregistre avec Hillel et Keith Levine (guitariste de PIL) une reprise de If 6 was 9 de Hendrix. A cette période, les RHCP pensent à l’écriture de leur nouvel album mais ils n’ont aucun titre en stock : ils profitent donc de la scène pour tester au fur et à mesure 5 nouveaux morceaux. Ils partent ensuite à la recherche d’un producteur et ils choisissent après plusieurs entretiens Michael Beinhorn.Un certain Rick Rubin s’était proposé, mais il n’aime pas le climat auto-destructeur du groupe.

Janvier 1987, préproduction de l’album : Beinhorn déménage et s’installe à côté d’Anthony pour le conditionner dans une ambiance de travail. C’est d’ailleurs ce qu’il va faire avec le reste du groupe: les faire travailler, et ça Flea ne regrette pas. Le 4 mai 1987, le groupe rentre en studio pour de bon aux Capitol Studios et le 29 Septembre 1987, le disque intitulé The Uplift Mofo Party Plan est disponible. Là nouveau, bonne critique mais triste résultat: classé 143 aux Albums Billboards US. Flea sur le son des peppers à l’époque : “Bien que nous ayons été influencés par d'autres choses, on a créé notre propre style. Il y a des années, se sont formés des groupes qui mélangeaient d'une certaine façon le Funk et le Rock, tels que James White & The Blacks, Gang Of Four ou Defunkt. Mais nous sommes convaincus que nous, nous avons commencé quelque chose de différent à ce qui avait été fait auparavant ».

Nouvelle tournée européenne également prévue dans laquelle Flea en profite pour parodier son idole Miles Davis, en reprenant le refrain de Jean-Pierre en disant « we got the biggest cocks ! ». De plus, Flea insiste aurpès de EMI pour que Behind The Sun devienne un single, après Fight Like A Brave mais la major refuse, décision regrettable…

Arrive la tragique année des Peppers : 1988. En effet, Hillel est de plus en plus gros, de plus en plus pâle et Flea craint le pire pour lui, d’autant plus qu’Anthony a arrêté la consommation de drogues, grâce à des séances anonymes et des cures à haute dose. Début de l’année, nos Peppers apparaissent en première partie de Faith No More et des Beastie Boys sur leur tournée européenne et se préparent pour un nouvel album été 88. Ils profitent d’ailleurs d’un passage à Londres, sur une idée de Flea et Anthony de réaliser la célèbre pochette d’Abbey Road.
Retour aux USA : Après un concert à Washington, Anthony menace Hillel de l’exclure du line-up pour le prochain album si sa consommation de drogue de diminue pas. Hillel ne l’écoute pas. Le 28 juin 1988, c’est le drame : Hillel est retrouvé mort dans son appartement à Hollywood.
 
Le tragique événement touche les trois autres très violemment, bien que Flea s’y préparait psychologiquement. Grâce à sa femme Loesha, il parvient peu à peu à remonter la pente, mais Anthony et Jack sont au plus mal: le premier part au Mexique s’isoler une semaine et le deuxième quitte le groupe en juillet prétextant que les deux autres sont responsables de la mort de Hillel. A la fin de l’été, Jack termine en hôpital psychiatrique après une dépression. Flea et Anthony passent un été entier à réfléchir : le premier pour se changer les idées participe à l’album Nothing Shocking de Jane’s Addiction, où il joue de la trompette sur Idiot Rules et pose pour la pochette du disque avec Dave Navarro, dont c’est la première fois qu’il fait la rencontre cette année-là, sur une rocking chair.

Août 88, Anthony est complètement clean des drogues et décide avec Flea de continuer l’aventure. Ils engagent alors deux bons amis musiciens : Duane «BlackByrd» McKnight, guitariste phare des P-Funk All Stars de G.Clinton et Daren H Peligro, batteur des Dead Kennedys. Flea ne pouvait mieux rêver: un guitariste funk et un batteur punk dans le même groupe! Le nouveau line-up monte sur la scène pour la première fois en septembre 88 pour les MTV 120 Minutes. Le 16 setpembre, heureux événement pour Flea: Loesha donne naissance à une adorable petite fille, Clara. Flea assiste à l’accouchement, réaction: Il est véritablement bouleversé par la naissance de Clara: d’une part, cela lui permet d’oublier la mort d’Hillel et ensuite, c’est un nouveau Flea qui commence à apparaître. Plus sobre, plus rangé, consciencieux de son comportement (parfois de mauvais goût) avec les autres, il veut être le meilleur ami de sa fille et désire ce qu’il y a de mieux pour elle en lui évitant toutes les choses qu’il a pu connaître étant plus jeune: «j’ai vécu beaucoup de choses auxquelles les enfants ne devraient pas être confrontés » dit-il, «Il y a une époque où je faisais tout pour provoquer le public, pour déclencher chez lui des réactions explosives. Ça a été parfois mal compris. Mais aujourd'hui, avec ma charge de père, je me suis franchement calmé ». Deuxième heureux événement, il parvient à jouer pendant quelques heures de la trompette avec son idole Chet Baker.

Après seulement quatre concerts, Duane est éjecté du groupe à l’amiable ,car l’alchimie ne prend pas. Flea et Anthony se mettent alors à la recherche d’un nouveau guitariste. Après de nombreuses auditions, arrive un jeune homme âgé de 18 ans et fan des Peppers depuis l’âge de 15 ans et ayant l’air «de sortir tout droit d’un film de John Waters» se souvient Flea: John Frusciante. Comme à son habitude, Flea demande au guitariste d’improviser chez lui quelques chose sur une de ses lignes de basse, mais le jeune John est si proche de Hillel musicalement que le bassiste a l’impression de rejouer avec le défunt. Leur toute première session est si bonne qu’il décide de la conserver. Elle apparaîtra sur Mother’s Milk sous le nom de Pretty Little Ditty. John s’intègre très bien au groupe, qui enchaîne alors une petite tournée de trois mois pour permettre à Flea de connaître mieux le nouveau guitariste car il voit en lui un très bon Pepper. Il garde d’ailleurs un très bon souvenir de cette période-là. Mais quelques mois après, un nouveau départ, celui de Darren: selon Flea, il n’a pas le niveau. En Janvier, le groupe se met à la recherche pour la deuxième fois d’un batteur. Après 30 essais, c’est Chad Smith qui est choisi et ce peu après avoir joué seulement quelques secondes: «Dès qu’il a pris les baguettes, on était sûrs que c’était lui. C’est comme s’il bouffait des batteries au ptit dej’! » Chad adhère lui aussi à l’esprit RHCP, si bien que quelques dérapages surviendront quelques années après en compagnie de Flea. En Avril 89, rentrée pour les quatre dans le studio Ocean Way pour l’enregistrement de Mother’s Milk, l’album le plus punk du groupe et un des meilleurs de la première partie de leur carrière. Michael Beinhorn est encore derrière la console et souvent il permet à Flea de se faire entendre au détriment de John dont les guitares sont saturées à un grand niveau : le style hardcore-punk mêlé à du funk visqueux, toujours en appliquant la mentalité punk «joue chaque note comme si c’était la dernière que tu devais jouer». Cependant, on peu entendre Flea à la trompette sur 3 morceaux : Subway To Venus, Pretty Little Ditty et Taste The Pain alors que son meilleur ami, Keith «the Tree Perry est au saxophone. Le disque, en hommage à Hillel évidemment, sort le 4 Août 1989 et connaît un succès progressif. Le groupe entame alors une longue tournée de promotion, avec Keith au saxo et le chanteur de Parliament Clip Payne en back vocals.